Avantages fiscaux en Turquie
S'installer en Turquie : 20 ans d'exonération d'impôt sur vos revenus étrangers
Depuis 2026, la Turquie exonère d'impôt sur le revenu, pendant vingt ans, les revenus de source étrangère des personnes qui viennent s'y installer. Retraités, indépendants travaillant pour des clients à l'étranger, investisseurs : voici ce que prévoit la loi n° 7582, et comment nous pouvons vous aider à trouver votre logement à Istanbul.
Dernière mise à jour · octobre 2026
Ce que prévoit la loi
La loi n° 7582 a été publiée au Journal officiel turc le 4 juin 2026. Ses modalités d'application ont été précisées par le communiqué n° 333 du 4 juillet 2026.
Si vous devenez résident fiscal en Turquie, vos revenus et gains de source étrangère ne sont pas imposés en Turquie pendant vingt ans à compter de votre installation. Cela concerne par exemple :
- les pensions de retraite versées depuis l'étranger ;
- les dividendes et intérêts de placements détenus à l'étranger ;
- les loyers de biens situés hors de Turquie ;
- les salaires et honoraires de source étrangère ;
- les plus-values réalisées à l'étranger.
Ces revenus n'ont pas à être déclarés dans la déclaration annuelle turque.
Qui peut en bénéficier
L'exonération s'adresse aux personnes physiques, quelle que soit leur nationalité, qui remplissent deux conditions :
- devenir résident fiscal en Turquie à partir du 1er janvier 2026, c'est-à-dire y avoir son domicile ou y séjourner plus de six mois au cours d'une même année civile ;
- ne pas avoir eu de domicile en Turquie ni y avoir été imposable pendant les trois années civiles précédentes.
Avoir payé, durant ces trois années, de l'impôt turc uniquement sur des loyers, des placements ou une plus-value ne fait pas perdre le droit à l'exonération. En revanche, y avoir exercé une activité salariée, commerciale ou libérale l'exclut.
Et le permis de séjour ? Séjourner plus de six mois par an en Turquie suppose, pour un étranger, d'être titulaire d'un permis de séjour en cours de validité. C'est une démarche distincte, auprès de la Direction de la gestion des migrations, avec ses propres conditions : l'exonération fiscale ne donne pas droit au permis, et le permis ne suffit pas à obtenir l'exonération. Les deux dossiers se préparent ensemble.
Ce qui reste imposable
L'exonération ne porte que sur les revenus étrangers. Tout revenu de source turque reste soumis à l'impôt dans les conditions habituelles : salaire versé par un employeur turc, activité exercée en Turquie, loyers d'un bien situé en Turquie, plus-value sur la revente d'un bien turc.
Les impôts éventuellement payés à l'étranger sur vos revenus exonérés ne sont pas déductibles en Turquie. Votre situation dans votre pays d'origine dépend de ses propres règles et de la convention fiscale qui le lie à la Turquie.
Comment en faire la demande
L'exonération n'est pas automatique. Il faut demander un certificat d'exonération (« İstisna Belgesi ») auprès du bureau des impôts :
- avant la fin de l'année civile de votre installation ;
- ou, si vous vous installez en novembre ou en décembre, avant la fin du mois de février suivant.
Si l'administration constate plus tard que les conditions n'étaient pas remplies, l'impôt est réclamé avec pénalités et intérêts de retard. Faites vérifier votre dossier par un conseiller fiscal avant de vous engager.
Votre logement à Istanbul
La loi n'impose aucun achat immobilier ni aucun montant d'investissement. Mais pour devenir résident fiscal, il faut vivre en Turquie, donc y avoir un logement. Vous pouvez louer ou acheter : c'est votre projet de vie qui en décide, pas la fiscalité.
Installée à Istanbul depuis 1997, j'accompagne les expatriés et les étrangers dans leur recherche : choix du quartier, visites, négociation, bail ou acte de vente, et installation.
Un pré-tour de 4 jours pour préparer votre installation
Forte de 30 ans d'expérience, je peux vous accompagner dans votre projet. Nous proposons un programme de pré-tour de 4 jours à Istanbul ou à Bodrum, pendant lequel nous organisons :
- vos rendez-vous avec les cabinets de conseil fiscal avec lesquels nous travaillons ;
- un rendez-vous avec un avocat ;
- les visites de biens à louer ou à acheter.
Vous décidez ensuite, en connaissance de cause. Contactez-nous pour le programme et nos honoraires.
Ces informations sont générales et ne constituent pas un conseil fiscal ou juridique. Elles reflètent les textes en vigueur en octobre 2026.